Un rêve de papillon

26 octobre 2007

Voilà, c'est fini...

mire

Un blog s'envole, avec ses belles rencontres, ses couleurs et ses mots... Je vous laisse sur ceux de Saint-Exupéry, et vous remercie... Bonne et heureuse vie!

"Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve..."

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21 septembre 2007

Petit guide à l'usage de la femme

Vous pouvez vous sentir heureuse jusqu'à la lie, mais Lalie n'est dépassée que par le plus grand des bonheurs: vivre avec un homme, cet animal masculin des temps modernes qui a un langage borborygmien bien à lui, des techniques de rangement qui font l'objet d'études ethnologiques poussées, et des habitudes hypnotisantes de chef de meute à poils longs.

Placez l'homme devant une plaque vitrocéramique, cet objet magique qui produit de la chaleur sans feu. Gardez un oeil sur l'animal, qui, émerveillé, sera poussé par un instinct étrange à lancer de l'eau sur la plaque allumée, dans le but de produire des crépitements qui le laisseront l'oeil hagard et le sourire béat.

Ensuite, faites-lui découvrir le ménage, et si vous en possédez un, donnez-lui un plumeau. Empêchez-le de se le mettre entre les fesses, et observez-le. Il découvrira de nouveaux jeux, notamment la majorette indienne, qui lance le plumeau et le récupère avec un cri de guerre, puis s'en coiffe victorieusement. Si vous lui indiquez l'usage de cet oiseau-bâton, il faut lui montrer où le passer, car il pensera que votre nez est l'endroit idéal où la poussière se niche, et tentera de l'en détrôner...

L'aspirateur est un objet très apprécié par l'homme, qui aime promener ses animaux de compagnie, inférieurs dans son échelle hiérarchique. Vérifiez bien les coins, car l'homme n'aura pas l'idée de faire rentrer un embout rond dans un endroit triangulaire ou carré, par souci d'esthétisme, sans doute. Laissez l'homme profiter de ses jeux avec son nouvel ami: à votre retour, il sera ravi de vous montrer ses nouveaux tours avec son animal apprivoisé. Surtout, félicitez-le, il en sera très fier.

Apprenez-lui à prendre soin de lui: non, une chaussette perdue qui erre par terre ne se range pas avec n'importe quelle chaussette propre du placard, oui, le savon peut se décliner sous différentes formes autres que la savonnette de mémé: tentez avec lui le gommage corporel, en ayant bien soin d'en choisir un aux odeurs évocatrices de vanille, caramel et crème brûlée. Surtout, bannissez votre pâte d'argile qui sèche et tiraille la peau autour des yeux, sinon il se cachera la prochaine fois que vous lui ferez prendre un bain.

Surtout, n'hésitez pas à éveiller votre homme, à lui parler, à lui apprendre de nouveaux mots, notamment abstraits. Châs, ourlet, eye-liner, légumes, tout un vocabulaire dont il va se gargariser avec bonheur, grâce à vous! Il respectera son initiatrice dont l'érudition le surprendra. Ecoutez-le ausssi, vous découvrirez les différentes combinaisons des jeux collectifs, le 4-4-2, les tirs au but, les essais et les transformations, ce qui vous donnera des idées pour vos futures sorties au parc.

En contrepartie, laissez-lui vous apprendre le langage des ordinateurs et des machines qui boudent: rien ne sert de les disputer, elles n'écouteront que les hommes: eh oui, ce sont des bonnes femmes têtues qui ne comprennent ni les menaces, ni les coups de talons!

Et faites comme moi: soyez heureuse! Il vous le rendra!

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18 septembre 2007

Ploufploudscrognignu?

Un petit air de "kasatschok", la danse des pieds fous, amorcé dès le saut du lit, et tout de suite, on sait que ça va mieux. La fièvre, les vomissements, les obus au fond de la gorge qui empêchent d'avaler autre chose que la poupou aux vermicelles et l'armada de médocs en tous genres, tout ça sera vite oublié et dans quelques jours, je serai une nouvelle femme, mon neveu. Bon, c'est pas encore ça.

Les boules Quies ont une vertu ignorée du quidam moyen: ils mettent sur le banc de touche l'équipe de rugbymen qui passe la nuit à tirer sur les draps et à hurler le chant de guerre des sauvages au rythme endiablé des respirations, toujours plus haut, toujours plus fort, dirait Olivier Minne. Par conséquent, j'ai retrouvé bonne humeur et joie de vivre, ayant arrêté de guiliguiliter toute l'équipe de rugby des nuits durant, pour l'amadouer, et tenté de lui faire avaler une pastille de Strepsils pour l'étouffer. Non, je ne suis pas moi-même équarrisseuse, ni un Chabalabar aux russes rex, vous l'avez compris, mais alors quand je roupille, faut pas ronfler à qui mieux mieux (et je reste polie, je n'ai pas dit qui était qui, mais mieux mieux n'avait qu'à se tenir à carreau, il est trop perfectionniste pour être qui vous savez, même s'il ne se trouve pas mieux que lui).

A votre avis, quel a été mon rêve de cette nuit?

1. J'ai décidé de voler de l'électroménager haut de gamme pour Barbie à Leroy Merlin, et je me suis déguisée en télé pour sortir du magasin et arracher toutes les étiquettes correspondantes à Castorama afin de les recoller sur celles de Leroy Merlin pour sortir les meubles ni vu, ni connu, jt'embrouille, en faisant croire aux vigiles que j'étais entrée avec tout mon équipemenet hi-fi hyper bien emballé. Cependant, les étiquettes volées étaient de marque Babar, toutes vertes! Il fallait donc les repeindre en rose, alors j'ai demandé aux caissières maquillées de les embrasser, officiellement pour bénir les objets, officieusement poir les enduire de rouge à lèvres.  Les vigiles ont été envoûtés par le maquillage et embrassaient les objets, qui ne pouvaient plus filer. J'étais verte.

2. J'ai rencontré le roi des batraciens, Ar-Hi-Ho, habillé comme Elton John, lunettes roses en écailles et sandalettes en croco: il était friand de moustaches de chat et m'a demandé de couper les griffes des pattes de Gargamel. Alors, effrayée, je suis devenue de plus en plus bleue et Gargamel a voulu me manger, mais j'ai sauté sur un champignon qui m'a fait enfler: j'ai pété sur Gargamel qui est mort intoxiqué. Ar-Hi-Ho était devenu entre-temps Line Renaud qui m'a félicitée de mon oeuvre caritative pour la survie des grands Schtroumpfs.

3. Je rampais dans un liquide vaseux censé me rendre invisible aux yeux des tireurs d'élite qui me prenaient pour un pélican, lorsque j'ai touché une pomme d'amour en carton, dont je me suis servie comme d'une paire de lunettes d'invincibilité. Je me suis relevée, j'étais pleine de boue avec des lunettes roses, plumée, les tireurs ont arrêté de tirer pour rigoler, alors je me suis envolée, exécutant un premier looping, un deuxième, puis un troisième etc., de sorte que leurs têtes qui suivaient mes mouvements s'entrecroisent et que leurs cous se nouent. J'ai atterri souplement sur leurs cous noués et me suis endormie.

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23 août 2007

Where is the way OUUUUUT?

Griffer le papier à défaut de déchirer la toile de l'abrutissement qui tapisse mes journées, à défaut de hurler et de secouer les connards qui jouent aux pédants et se permettent de m'insulter parce que je ne suis pas à leurs pieds...


Connerie de tous ces gens avides de ne plus penser, friands de télé-réalité, de musique antalgique et de régimes déprimants. Ils me mettent hors de moi. I don't fit in. I hate mediocrity and self-satisfaction. I hate pedant people, I hate their manners with me. I can't say how dumb they are, I can't stand hearing their stupidities, that's a good reason for them to insult me; they don't care because people are laughing stupidly with them; it's so easy to be mean... 


After pedantry, I'm learning so much about mediocrity...


Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!

Just wait. Your day will come.

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12 août 2007

Un seul être vous manque...

... et vous devenez une madeleine lyophilisée.

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Il revient dans six jours... Ca va être long. Mais qu'est-ce que six jours dans une vie?

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24 juillet 2007

Emotional landscapes

La musique dans le métro: j'ai testé pour vous (j'aurais pu détester pour vous, mais non). Je ne parle pas du jazz polonais-saxon sur lequel s'égosille un chanteur qui tape du pied pour écraser la puce qui s'est logée sous son gros orteil droit, tirant une une note une fois sur trois, nous surprenant par son obstination à ne jamais sortir la bonne, tout assourdi qu'il est par les basses désaccordées qui brâment d'un son suraigu  rappelant le biniou à la saison des amours (ne me demandez pas, je ne comprends rien à la mécanique des fluides), mais de l'écouteur qui murmure comme un dingue à vos oreilles fraîchement tirées du repos suprême par un réveil propulsé et cassé de bon matin.
Ouf. J'ai enfin fini ma phrase (mais je vous ai épargné la métaphore du brâme des éléphants plongés dans l'acide citrique au milieu des criquets). La musique du baladeur, donc.

C'est fou. A 8 heures du matin, ça change la vie; je ne sais pas si c'est dans le bon sens en ce qui concerne mon psychisme, mais c'est renversant.
Regardez plutôt: la dernière fois, j'avais vu dans mes passagers un équipage de galériens, de pirates et de personnes chargées de l'amarrage (les plus cernées, avec une bouteille de rhum dans l'attaché-case qu'elles dissimulent entre leurs jambes mi-chaussettes mi-poils). Des asiatiques aux allures de brigands mal réveillés, le cheveu en bataille et le tricorne dans l'oeil, des blancs à la dégaine de bourgeois moches et peu fortunés rentrés dans les rangs de la Société Française du Commerce Maritime International parce que leur tonton les a pistonnés...

Hier, leur vie a changé: ils sont devenus héros de films tragiques, de films d'action, de romances, mais je n'ai pas vu leurs visages, l'ambiance enfumée des films n'avait laissé de visible que le sillon de leurs mouvements dans l'air appesanti par les perruques enfarinées... Emotional landscapes... Le banal a pris du sens, la routine s'est déguisée en film et je marche avec panache dans les couloirs déserts des métros matinaux de juillet...Mon cheval m'attend, je cours, le duc va s'inquiéter. Oui-Oui est en vacances chez l'archiduchesse dont les chaussettes sont archi-sèches (j'ai toujours cru que ça avait à voir avec le saucisson), mais je suis pas mieux réveillée.

BREVE:

Je viens de relire La Chaussette et le Verre à Dents, et je suis ébranlée par la noirceur d'un humour que je viens tout juste de remarquer! A croire que je n'avais écrit ce texte que pour la satisfaction du "ploc" bien accompli, et que j'ai été tout aussi aveugle que mes personnages... Je crois voir désormais ce qui les a fourvoyés: les troubles intestinaux sont fatals! ;-)

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18 juillet 2007

Sous le soleil

Les doigts de pied en éventail, les narines se bouchent à cause du Mistral qui fait virevolter les feuilles à l'autre bout du bureau. Le vent climatisé, bien sûr, puissance maximum pour soulager les grands phobiques du soleil (d'origine martiniquaise, le paradoxe est partout) de la chaleur tropicale qui règne au sous-sol. Un coup de néon est vite arrivé, les collègues se plongent dans l'écran total qui hypnotise de façon incroyable leurs yeux de merlans pas cuits. Je respire le bon air des diodes, le bruit des vagues de murmures médisants berce mon oreille qui se réjouit de la dernière virée d'Odette qui s'est acheté deux culottes pour se remettre de n'avoir pas pu manger la veille à midi, parce qu'elle avait oublié ses "chekrestho".
J'observe avec curiosité la spécialité locale: la fesse sédentarisée et capitonnée qui s'étale avec soulagement dans les fantastiques transats bureautiques. Ca donne faim. Heureusement, l'heure de la pause approche, et l'on peut voir différents flux converger: les flux les plus importants se dirigent vers le distributeur de boissons light pour cause de régime généralisé à cause de l'été (cette saison est une catastrophe, un fléau , je dirais même plus, une plaie d'Egypte, cela devrait être indemnisé), les flux secondaires sont composés des drogués de la photocopieuse, des cancanières parties à la pêche aux derniers potins, des patrons épanouis et heureux de vivre qui nous lancent Pierre (Pierre est le relou du bureau 256A, porte B52, à droite de l'ascenseur, après la troisième photocopieuse à gauche de la plante verte, entre les toilettes et le délégué syndical. On a pris le parti de nous le lancer, pour nous initier au monde du travail et nous faire connaître les déboires d'Astérix dans la maison qui rend fou, et pour soulager les employés du bureau 257B, qui en avaient marre de se le payer.)
La pauvre Juju se plaint encore et toujours, cette fois-ci elle s'est fait un lumbago en parlant trop vite (et trop aigu, à mon avis) au téléphone (ne cherchez pas, je n'ai toujours pas bien compris), et la chaise du patron est mieux, oui, merci Josiane de vous donner cette peine, merci mille fois, oui, je suis tellement mieux, tiens j'ai beaucoup moins mal, mais où sont encore passés mes dossiers, ahlàlà je ne remets jamais la main sur rien ici, et mon stylo qui ne marche plus, la totale loose aujourd'hui, je vais manger pour oublier, tiens. Elle fait mieux les chichis que les types à biscottos et rouflaquettes* qui paradent sur la plage.

Vivent les vacances!

*Devoirs de vacances: Dissertation: Qu'est-ce que la rouflaquette?

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03 juillet 2007

Crie "tique"!

Travailler dans un bureau, c'est être confronté aux bonnes femmes qui viennent du service voisin dandiner leurs fesses pour snober les autres bonnes femmes rondes et pas terribles, afin de causer de la dernière série à la mode de TF1, de déblatérer sur Mme Machin qui a glissé sur son tapis de douche et s'est fracturé le petit doigt de pied, bien fait pour cette conne, et des enfants qui ont eu une mention au bac, ont été acceptés dans de grandes écoles et rendent leur maman encore plus snob (les autres, dont les enfants passent le bac au rattrapage, déblatèreront sur la snob une fois celle-ci partie).
La photocopieuse est l'îlot stratégique que convoite chacune des parties intéressées; à la cafétéria, on pratique le libre-échange de déblatérage, et aux toilettes, les vieilles éteignent la lumière quand on est enfermé dans les cabinets. C'est cooool.
Bref, j'apprends qu'en fait, les jeux d'ordinateur ne sont que des versions moins chiantes destinées à préparer l'abrutissement des fonctionnaires. Un solitaire répété mille fois devient un emmerdeur.

Pour finir, le coup de gueule d'une lectrice:

J'ai lu un Bernard Werber suivi d'un Romain Gary. Je vous laisse imaginer la différence de niveau. Money money money, ça marche par trois, donc on fait des trilogies, avec des recettes recyclées dans lesquelles le suspens agit comme le sel des cacahouètes (et dans caca...houète, il y a houète) sur le lecteur qui lit des pages écrites au kilomètre, lorsqu'elles ne sont pas tout bonnement recopiées dans les encyclopédies et le dictionnaire des mythologies anciennes, enfin, recopiées, j'exagère, je devrais dire malaxées et prêtes à la digestion (on ne peut l'en blâmer, il faut bien cultiver les masses à la pâte culturelle lyophilisée: du médiocre oui, mais dernier cri et pédant)...
Bon, j'avoue, au début, ses idées m'ont plu. Maintenant, après plusieurs duplicatas à l'identique de ses rares idées originales, je suis lassée. Et puis j'ai du mal à supporter les préjugés conformistes sur la géopolitique actuelle, très maladroitement déguisés. Enfin, je suis méchante, pour un scientifique, il n'écrit pas mal du tout, et ses idées ont le mérite d'être originales (mais j'insiste: Monsieur Werber, l'original n'est pas duplicable à l'infini)...

En revanche, je me pourlèche de la délicatesse et du raffinement cruel jusqu'à la crudité de l'écriture d'un Gary... Je vous invite à déguster:

"Jamais je n'avais aimé avec un don aussi total de moi-même. Je ne me souvenais même plus de mes autres amours, peut-être parce que le bonheur est toujours un crime passionnel: il supprime tous les précédents. Chaque fois que nous étions unis ensemble dans le silence des grandes profondeurs qui laisse les mots à leurs travaux de surface et que, très loin, là-haut, les mille hameçons du quotidien flottent en vain avec leurs appâts de menus plaisirs, de devoirs et responsabilités, il se produisait une naissance du monde bien connue de tous ceux qui savent encore cette vérité que le plaisir réussit parfois si bien à nous faire oublier: vivre est une prière que seul l'amour d'une femme peut exaucer.
Que ce fût dans l'appartement de Laura au Plaza, ou chez moi, rue Mermoz, les objets les plus humbles devenaient des objets de culte. Les meubles, les lampes, les tableaux prenaient un sens secret et avaient acquis en quelques jours la patine des souvenirs. Il n'y avait plus de clichés, de banalité, d'usure: tout était pour la première fois. Tout le linge sale des mots d'amour que l'on a si peur de toucher, parce qu'il est couvert de taches suspectes que les mensonges y ont laissés, renouait ses liens avec le premier balbutiement, le premier aveu, le regard des mères et des chiens: les poèmes d'amour étaient bien là avant l'oeuvre des poètes. Il me semblait qu'avant notre rencontre ma vie ne fut qu'une succession d'esquisses, brouillons de femmes, brouillons de vie, brouillons de toi, Laura. Je n'avais connu que des préfaces."

R. Gary, Au delà de cette limite, votre ticket n'est plus valable

Ce passage n'est pas choisi au hasard... Je laisse de côté les passages plus durs pour les oreilles sensibles, et j'invite les femmes à découvrir ce livre passionnant sur les secrets des hommes...

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30 juin 2007

Ca...

Que voulez-vous, quand ça roucoule, ça ne parle pas, quand ça éternue, ça ferme les yeux et ça fait "Ahhh...Tchouuu", quand ça dort, c'est parti pour dix heures, quand ça rit, ça n'en finit pas, quand ça chante, ça ne passe pas la barre des aigus, ou alors très très mal, quand ça marche, ça dit tout le temps que ses chaussures lui font mal aux pieds et ça se bouscule contre les gens que ça ne voit pas arriver à cause du pigeon qui passait. Alors comment voulez-vous que ça trouve le temps d'écrire sur son blog?

C'est vraiment désolé de ne pas avoir donné signe de félinerie, mais ça n'est pas très inspiré en ce moment, en fait ça devrait être moins heureux pour avoir quelque chose d'intéressant à dire. Ca va bosser deux mois et demi, alors peut-être que ça se fera chier et que ça daignera être inspiré parce que là c'est pas Byzance, et que c'est Jean-Jacques  R. qui dit "je" tout le temps. Ca n'a pas envie de s'épancher sur sa vie, ça préfère rêver et essayer de ne pas sâouler de rêves les ivrognes de réalité, fort sympathiques et très accueillants, mais allergiques aux champignons qui se déplacent en Batmobile en suivant les traces d'un Babar géant amoureux d'un caméléon à deux dents.

Ca se repose et ça ne se bouscule pas trop dans le citron, alors ça se concentre sur le quotidien surprenant et toujours un peu déroutant. Vous voyez, ça ne déraille pas vraiment, et il faudrait un guidon géant pour lui faire tenir les vingt-quatre heures dûment... Les bouleversements de sa vie s'emballent dans le papier cadeau le plus beau que ça n'a jamais vu, alors c'est content et ça sourit bêtement... Ca préfère être heureux et ne rien dire pour en jouir autant que ça peut. Parler serait ternir l'intensité des petits pas silencieux qui gazouillent harmonieusement et se dirigent en droite ligne vers une grotte garnie de cerises dodues et où le jus d'orange éternel coule à flots. Ca profite de son magnifique nid "grottesque"!

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22 juin 2007

Zik Zik Zik 2

Cette année, le 21 juin fut un jour de chance.

Accompagnée de mon Homme, j'ai gagné plein de trucs que j'ai mis dans ma boîte à machins.


Déjà, on m'a offert un sifflet en plastoc. Ouaiiiiiis! L'objet idéal pour imiter le chant des sirènes sur les rives bétonnées d'un lac où pêcher des chaussettes réceptives aux ultra-sons.

Ensuite, dans un magasin de bricolage où l'achat de couteaux de peintre s'est révélé indispensable, la vendeuse nous a fait payer trois centimes d'euros un sac en plastique vert moche qui s'est percé tout de suite à cause de nos achats... J'ai remarqué les dégâts aussitôt le sac en main et obtenu de la vendeuse un autre sac pour doubler le mien. C'est une honte de vendre un sac percé! Elle a oublié ce que j'avais acheté.

Puis, en sortant de ce magasin, je repère et me rue vers une jeune fille avec une grosse boîte isotherme. Isotherme=manger. Elle distribuait des glaces à la vanille enrobées de chocolat croquant.

Un peu plus tard, il se faisait soif, et suite à des manoeuvres compliquées, le distributeur de bouteilles de boissons gazeuses qui font roter nous a rendu trente centimes de plus que la mise de départ... Tant qu'on gagne, on joue!

Bilan des gains:

_ un sifflet en plastique rose
_ trente-trois centimes d'euros
_ deux glaces à la vanille
_ un Homme qui a dansé langoureusement à mes côtés, qui a marché avec moi main dans la main, qui m'a protégée des vilains, qui a dormi la main sur mon ventre et qui a ronflé comme un bienheureux motoculteur, faisant de moi la plus chanceuse des Félines...

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